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L’ethnomarketing devient une spécialité des médias

L’ethnomarketing devient une spécialité des médias

Posté par le 3 Sep 2014 dans Marketing, Société |

L’ethnomarketing représente actuellement un marché grandissant, notamment dans les quartiers multiculturels présents dans les grandes métropoles. Ce concept consistant à segmenter le marché, qu’il soit à l’échelle local ou international, s’appuie sur l’homogénéité d’une souche ethnique commune à un groupe de consommateurs. Celui-ci se développe partout en Europe, notamment dans le monde du business, du marketing et de la publicité, comme une contagion. Egalement appelé plus communément marketing ethnique, l’ethnomarketing utilise trois critères de base pour être opérationnel. Ces critères sont basés, d’une part, sur l’étude descriptive des groupes humains et de leurs caractères sociaux appelé l’ethnographie, et d’autre part, sur l’étude des moyens et procédés que chaque individu utilise pour mener à bien les différentes opérations qu’il exerce au quotidien appelé l’ethnométhodologie. A ces critères s’ajoute également la sociologie de la consommation, c’est-à-dire son observation. Ainsi grâce à ces critères, les entreprises proposent des produits adaptés aux caractéristiques physiques et culturelles des consommateurs par rapport à leurs souches ethniques et prennent en compte les caractéristiques culturelles de la clientèle cible en utilisant codes visuels propres permettant d’établir un lien avec la population concernée. En ce sens, la marque « Innoxa » est un exemple car elle a lancé en 2003 une gamme « ethno chic » de maquillage dont l’axe de communication était positionné sur les valeurs du voyage avec pour accroche : « Turquoises indiennes, ocres exotiques,…avec la nouvelle collection Ethno Chic, la beauté ethnique devient voyage. Entre terres lointaines et rituels ancestraux, le maquillage explore de nouveaux territoires. ». Aujourd’hui, cette diversification de l’offre médiatique ethnique incite les entrepreneurs « identitaires » à utiliser le canal des médias spécialisés pour diffuser des annonces et des informations sur leurs produits. Cette notion de proximité entre commerce ethnique et techniques d’informations et de communication permet de rompre avec l’image de l’immigré socialement écarté et défavorisé. Par exemple pour la célèbre marque « L’Oréal », même si le marché est encore limité en valeur, il semble très prometteur, et c’est donc la raison pour laquelle ce groupe français a décidé de s’attaquer aux problèmes capillaires des populations noires et métisses notamment avec des campagnes de publicités spécialisées. Sans avoir de données sociodémographiques et sans études marketing,...

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Cachez cet art que je ne saurais voir !

Cachez cet art que je ne saurais voir !

Posté par le 3 Sep 2014 dans Art, Culture | 0 commentaires

Des statues de l’antiquité aux photographies de Terry Richardson, la représentation de personnes dénudées existe depuis la nuit des temps. Elle fascine ou fâche, séduit ou dégoûte. Elle est parfois censurée, parfois adulée, cette forme d’art est souvent au centre des polémiques comparé à certains tableaux bien plus choquants : la mort, la guerre, la violence, la discrimination ou encore la pornographie. Parce que non ! Le nu n’est pas pornographique. Pourtant la pornographie utilise le nu (et encore pas toujours). La différence est malheureusement peu faite dans les esprits, mais il existe un fossé entre ces deux « arts ». L’ambiance d’une photographie, l’expression d’un visage, l’attitude d’un modèle traduisent pour nous la dose d’obscénité que peut contenir une image. La photo d’un acte sexuel bien zoomé sur la zone d’action ne rentre pas dans la catégorie du « nu », vous l’aurez compris. Le combat des artistes adeptes du déshabillé contre les jugements ou pire la censure bat son plein. C’est le cas du site « Bonjour Madame » qui défend quotidiennement leur cause. Le principe est simple : chaque matin (à 10h) le site web publie une photo de femme nue ou partiellement nue. Leur but est de remettre le corps féminin au centre de l’esthétique. Ils bannissent la vulgarité pour que ces jolies dames ne soient plus victimes d’aprioris infondés. Représenter la femme comme une œuvre d’art et non comme un objet sexuel, c’est leur credo. Dans une interview accordée au magazine GQ, l’équipe de BM raconte : « Pour nous Bonjour Madame n’est pas seulement « un site de nanas à poil », c’est véritablement la défense d’une certaine idée de la femme : sortir la nudité de son image vulgaire et beauf, induire le respect sans jugement graveleux de la beauté féminine. C’est même pour cela qu’on dit, avec déférence, Bonjour Madame ! » Et pourtant. Un simple téton met encore le feu aux poudres et plus encore à notre chère toile. C’est le cas de Facebook, adepte du contrôle anti-fesse à l’air, qui dit dans son règlement : « poster du contenu nu ou partiellement nu sur notre site est interdit ». Pour cela, ils font le tri entre toutes les photos pouvant contenir ce genre de clichés. C’est d’ailleurs comme...

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Selfie le plus «share» au monde

Selfie le plus «share» au monde

Posté par le 3 Sep 2014 dans Réseaux sociaux, Société | 0 commentaires

On connait tous les selfies ! Pas vous ? Réel phénomène de mode, c’est un autoportrait souvent en groupe. Pris dans un contexte particulier ou non, il est ensuite diffusé sur les réseaux sociaux comme Twitter, Instagram, facebook…. Il a même été désigné « Mot de l’année 2013 » par l’Oxford English Dictionary. Ellen DeGeneres, présentatrice de la 86ème cérémonie des Oscars 2014, a réalisé un selfie avec tout le gratin hollywoodien : Bradley Cooper, Brad Pitt, Meryl Streep, Angelina Jolie, Jennifer Lawrence, Lupita Nyong’o, Julia Roberts, Kevin Spacey Cette photo que l’on pourrait croire tout à fait spontanée, n’est qu’en réalité une idée de la marque Samsung ; sponsor de la soirée. La marque en  a profité pour promouvoir son Galaxy Note 3. Contre toutes attentes et à la déception de certains fans, le selfie d’Ellen DeGeneres à cette cérémonie n’avait rien de spontané. Il s’agissait tout simplement d’un coup de publicité pour Samsung dans le cadre d’un accord de placement de produit avec les organisateurs de l’événement. Le directeur du groupe de communication Publicis, Maurice Lévy, aurait évalué la valeur de ce selfie lors d’une intervention effectuée au MIPTV à Cannes. Il estime qu’un tel placement de produit peut être estimé entre 800 millions et 1 milliard de dollars pour Samsung. Beaucoup de personnes ont cru dans un premier temps certain qu’il s’agissait d’une idée d’Ellen DeGeneres. Le Wall Street Journal aurait révélé que Samsung avait mis le prix pour ce placement de produit. Ils auraient déboursé pas moins de 20 millions de dollars soit 14,5 millions d’euros pour que leurs produits soient mis en avant tout au long de la cérémonie ! Samsung s’est offert cette année une communication sur mesure pour une somme presque équivalente à ses investissements quinquennaux. Les selfies représentaient une composante essentielle de la stratégie promotionnelle de la marque. La marque aurait également financé l’aménagement d’une pièce en coulisses dans laquelle les stars étaient encouragées à se prendre en photo. Dix clichés ont ensuite été publiés sur le compte Twitter officiel de l’Académie des Oscars. Ellen Degeneres a elle aussi twitté toute la soirée de nombreux autoportraits. Cette méthode plus discrète et d’apparence plus « authentique » qu’une publicité directe permet, avec la...

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Desigual, la fabrique à polémique

Desigual, la fabrique à polémique

Posté par le 3 Sep 2014 dans Campagnes de communication, Mode, Non classé, Société | 0 commentaires

Dans la dernière publicité de Desigual, nommée #tudecides (tu décides), on peut voir la mannequin Isabel Canete danser devant un miroir, puis glisser un coussin sous sa robe colorée, comme pour simuler un ventre de femme enceinte. Jusque là, rien de bien choquant. Mais dans la suite de la vidéo, le mannequin perce tous les préservatifs, encore dans leur emballage, avec une aiguille, ce qui semble l’amuser. La publicité s’achève par un « Bonne fête des mères ». Le scandale sur les réseaux sociaux a été immédiat, et ce, pour diverses raisons. Ce spot publicitaire a été jugé « machiste » et « sexiste » par la population espagnole pour prétendre qu’une femme peut vouloir faire un enfant dans le dos de son compagnon. De plus, beaucoup ont démontré l’irresponsabilité du message quant aux risques liés aux maladies sexuellement transmissibles. D’ailleurs, la marque a subit un boycott de la part de nombreuses associations de lutte contre les MST et de nombreuses associations de femmes. Sans oublier que cette vidéo remet au goût du jour les polémiques concernant la réforme de l’avortement en Espagne, qui n’autoriserait l’interruption de la grossesse qu’en cas de danger pour la vie ou la santé physique et psychologique de la femme. Pourtant, Desigual connu pour sa communication polémique, assume une nouvelle fois son côté provocateur en clamant haut et fort que le slogan de sa nouvelle campagne (tu décides) est le « crie de la femme pour sa libération personnelle, pour poursuivre ses objectifs et prendre le contrôle de sa vie » Les campagnes publicitaires choc ne sont-elles pas celle qui arrivent à mieux capter le public comme c’est le cas pour Benetton, et c’est d’ailleurs leur but : attirer et faire parler de la marque. Pour célébrer la fête des mères, une chose est sûre, cette publicité n’est pas passée inaperçue. Sources : ouest-France.fr business.lesechos.fr...

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Recto Verso : 8 pièces graphiques

Recto Verso : 8 pièces graphiques

Posté par le 3 Sep 2014 dans Art, Évènements | 0 commentaires

A travers 8 Graphistes français contemporains tout aussi passionnés les uns que les autres, l’exposition « Recto Verso » s’interroge sur une problématique précise, à savoir, le rapport entre des travaux réalisés dans le cadre d’une commande et des travaux conçus à titre personnel. En effet, depuis quelques temps, on se questionne sur la frontière entre les arts appliqués qui fondent une démarche sur une contrainte répondant à une demande, et les beaux-arts qui sous-entend l’artiste qui créée et s’exprime avant tout pour lui. De ce fait, la posture du designer reflète-t-elle un réel technicien de la communication ou un artiste à part entière ? Parmi les artistes exposants au musée, nous retrouvons Christophe Jacquet, Fanette Mellier, Vier5, Helmo, Pierre Vanni, Jocelyn Cottencin, Akatre, et enfin, Mathias Schweizer, qui illustrent les différentes salles du musée de manière originale et personnifiée aux traits de leur sphère artistique. Après la visite de l’exposition, nous pouvons citer deux œuvres, parmi tant d’autres, relevant la problématique du Graphiste. D’une part, l’œuvre de Christophe Jacquet intitulée « (S)chaumont », réalisée suite à une commande pour le festival de Chaumont en 2012. Sur l’affiche est représenté un saumon, métaphore de ce métier de Graphiste, puisque le saumon fait partie des rares poissons à vivre dans deux eaux, salée pour les océans et douce pour les rivières, tout comme le Graphiste, qui navigue entre arts appliqués et plastiques. D’autre part, l’œuvre d’Akatre nommée « 2,5 T ». Elle occupe l’ensemble de la pièce et se caractérise par des tasseaux de bois noirs et détériorés. Pour Akatre « les projets hors commande sont une forme d’échappatoire nécessaire et naturelle ». Nous pouvons alors nous interroger sur l’objet graphique. Effectivement, ne va-t-il pas à l’encontre des critères définissant une œuvre d’art… ? Pour visiter l’exposition : rendez-vous au musée des arts décoratifs – publicité, du 21 mai au 9 novembre 2014.   Source : http://www.lesartsdecoratifs.fr Photo : Affiche « (S)chaumont »  –...

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