Posté par le 25 Juin 2012 dans Politique | 2 commentaires

Plates-formes militantes, blogs, sites internet, « Timeline » sur Facebook, comptes sur Twitter, le web 2.0 a pris une part importante dans la vie politique actuelle. Les candidats à l’élection présidentielle ont même tous intégré une cellule Web dans leurs équipes de campagne. Comment Internet s’est-il imposé dans la politique française ?

Depuis sa création, Internet se développe. Son taux de pénétration dans les foyers s’approche, lentement mais sûrement, de celui de la télévision. Certains y voient un progrès pour la démocratie. Le Web oblige en effet les gouvernements à plus de transparence. Il propose un nouvel espace pour le débat public. Elle permet d’accéder sans se déplacer à toutes sortes de documents, ou encore de trouver des réponses à ses questions sans passer par un intermédiaire, notamment depuis l’avènement des réseaux sociaux, dans un rapport direct entre l’élu et le citoyen.

Les campagnes électorales à l’occasion des élections présidentielles de 2012, tant Françaises qu’Américaines, ne dérogeront pas à la règle. Et nous avons vu de nouveaux procédés arriver. Fini les tracts, les affiches, les rencontres sur les marchés ou les meeting, bienvenue au « live-tweet », « aux app facebook militantes », les « call-conf » skype ou sur dailymotion ou encore les Facebook Timeline.

Justement, l’équipe de campagne de Nicolas SARKOZY, en collaboration avec Facebook, travaillait depuis des mois à la sortie d’un journal, particulièrement bien rempli, sur la vie du Président – candidat (en oubliant toutefois quelques moments comme la visite de Kadhafi ou l’épisode du Fouquet’s). Les autres candidats ne sont pas en reste. François HOLLANDE a sorti un site communautaire pour la participation militante de ses soutiens « Tous Hollande », François Bayrou a présenté un site de campagne moderne et dynamique.

Ce principe d’ «e-campagne » vient des Etats-Unis avec la plate-forme myBarackObama.com en 2008 qui dynamisait, sous forme de plate-forme sociale, le travail des militants, tractages, vidéos sur Youtube, les appels des militants aux citoyens pour convaincre. En 2012, Barack OBAMA innove encore avec une conférence en direct sur Google + avec 6 internautes à travers tout le pays.

Les campagnes électorales fonctionnent aujourd’hui beaucoup sur la gestion du « buzz », les partages sur les réseaux sociaux.  Plus le message est partagé, plus il est convaincant, et plus il a de chance de faire gagner des électeurs, dépasser les limites d’un simple meeting ou d’un passage à la télévision. De plus, la campagne permet de mettre en avant certains messages, certains aspects du discours dont les médias n’ont pas forcément fait échos.

Mais Internet permet surtout un lien direct entre les élus, les candidats et les citoyens internautes. Eric BESSON gère depuis plusieurs mois son propre compte twitter et y consacre un temps quotidien lui permettant de répondre directement aux questions qu’on lui pose. Dès lors, le citoyen qui souhaite poser une question à un ministre ne doit pas plus obligatoirement passer par un long courrier envoyé au ministère, mais peut, grâce à son téléphone et son compte twitter, interpeller directement le ministre. De nombreux parlementaires ont un profil Facebook où les citoyens peuvent poser des questions. Certains mêmes choisissent pour leur campagne de ne pas faire un blog de campagne mais un simple profil Facebook.

Au final, Internet révolutionne le fonctionnement de la politique. Cela oblige les dirigeants à faire preuve de plus de transparence et à se confronter directement aux avis des électeurs connectés,  électeurs qui ne font pas forcément partis des habituels cercles d’influences … à l’heure où l’ont dit, au contraite que les politiques sont déconnectés du peuple….

Sources : culture personnelle