Posté par le 5 Juin 2015 dans Technologie | 0 commentaires

Ce sont cinq étudiants de l’école des mines de Nancy qui ont conçu le « hand’speaker », une invention capable de « faire parler les sourds et muets ». Ce projet a déjà raflé tous les prix d’innovation, vous aurez donc compris que cette « main qui parle » permettra enfin au sourd et muets de communiquer plus facilement.

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Ce sont cinq étudiants de l’école des mines de Nancy qui ont conçu le « hand’speaker ». Cette invention étonnante : un gant possédant une multitude de capteurs, est capable de « faire parler les sourds et muets ». Ce projet a déjà raflé tous les prix d’innovation (Prix national des entrepreneuriales, prix Startem, prix de la Banque de France du concours Creativ’Est, prix de la créativité du jeu #filmetaboîte). Vous aurez donc compris que cette « main qui parle » permettra enfin au sourd et muets de communiquer plus facilement.

L’origine de cette invention découle d’un projet étudiant ARTEM de l’école des mines de Nancy sur le thème « innovation technologique à portée sociale ». C’est sur ce projet qu’ont travaillé Salah Ghamizy et ses camarades de classe : Julian Morel, Tracy Rival, Pierre-Henri Valin, Pierre Bimangu et Eloyse Gingeyne. Ayant pour but de facilité l’interaction et la communication entre les personnes sourdes et les autres individus, ils ont pensé et crée le Hand’speaker.

« Nous avons choisi de favoriser l’insertion des malentendants parce qu’à Nancy, nous disposons de linguistes et de spécialistes du langage. Et dans notre entourage, nous connaissons un étudiant qui est sourd-muet »

Comme vous le savez certainement, les personnes sourdes ne sont pas nécessairement muettes, mais leur handicap les empêche de s’exprimer correctement à l’oral. Ils utilisent la Langue Française des Signes (LFS), c’est la que toute l’utilité du hand’speaker apparaît. Ce dernier possède une multitude de capteurs à la surface du gant et à différents endroits. Tous ces infimes points permettent d’analyser chaque geste avec une précision hors du commun.

Son système donne la possibilité de retranscrire chaque geste en mot sous forme manuscrite sur un Smartphone. Pour répondre, l’interlocuteur parle dans un micro connecté à ce même Smartphone. Les paroles sont écrites dessus, permettant aux personnes malentendantes de vous comprendre. C’est une alternative beaucoup plus simple, plus rapide, et plus naturelle que d’utiliser la LFS jusqu’ici reconnu comme moyen « officiel » de communication. Seul bémol, cette innovation dépend de la technologie et de ses aléas. Dans la finalité, une startup pourrait être créée afin de commercialiser l’appareil. Affaire à suivre.

 

Thomas Couegnias