Posté par le 25 Mar 2013 dans Société, Style de vie | 0 commentaires

Les 15-25 ans à la poursuite du bonheur.
Qui sont-ils ? Comment vont-ils sauver le monde ?

image bovary

Les baby boomers, la génération Y,… On connaissait le goût des sociologues et des anthropologues pour conceptualiser le comportement des populations ayant à peu près le même âge ou ayant vécu à la même époque historique.
La durée d’une génération humaine correspondant généralement à 20 ans (cycle de renouvellement d’une population adulte apte à se reproduire), alors il est temps d’accueillir la génération Z.

Les Digital natives rêvent de changer le monde. Pacifiques mais pas passifs, ils ont le pouvoir de magnifier leurs vies et d’influencer le cours des choses. Comment ? Grâce à leurs outils le plus précieux : la technologie numérique. Pour preuve les événements du Printemps arabe en 2011. Les médias sociaux sont le moyen de se rebeller contre l’insatisfaction de la vraie vie.

De ce constat, Georges Lewi, chercheur et spécialiste des mythologies modernes, en a tiré un nom, les « nouveaux Bovary » en référence au roman de Flaubert. Oui la génération Z possède une vision romantique du monde comme Emma, bourgeoise du XIXème siècle qui s’ennuyait à mourir et rêvait d’une autre vie.

Les jeunes de 15 à 25 ans sont dans la résilience, ils prennent acte de la dure réalité de la société actuelle, et avancent pour ne pas vivre dans la dépression. Ils ont compris que l’avenir n’aller pas être rose mais ils savent qu’ils trouveront un autre mode de vie, en parallèle du système actuel.
Cette génération se pense « autre », pas exceptionnel mais différente. Elle réclame de vivre des expériences. Bonnes ou mauvaises, l’important c’est de vivre.
Vivre autrement, une illusion ? …Pas si sure, ils sont moteurs des nouvelle solidarité, sont militants, pensent global mais agissent en local et exigent plus de transparence dans les relations. Et ils voyagent, ils explorent d’autres horizons pour se construire un avenir. Curieux du monde, ils croient aux rencontres et aux hasards heureux.

J’entends certains me dire que cette génération n’est pas si différente de la génération des années 60. Ah Woodstock ! Ces changements, cette ambiance, cette liberté, et cet engagement politique… là est la différence : La politique. Les jeunes de ces années pensaient que les évolutions se feraient par cette voie.
Désormais les enjeux sont autres : Anonymous, Occupy Wall Street,… il s’agit de réinventer le monde, les nouvelles générations ont un modèle à créer !

Bon courage.

Marine Michault

Sources :
« Les ressorts de la génération facebook », Les Echos n° 21281 du 1er octobre 2013 p. 17
« Les nouveaux Bovary », Influencia du 12 septembre 2012
« Apres la génération Y, place aux nouveaux Bovary » Néon du 25 septembre 2013
Wikipédia