Posté par le 3 Sep 2014 dans Société, Sport | 0 commentaires

Deux ans après son arrivée en France, Zlatan Ibrahimović est au somment de la planète média. Les annonceurs, les médias et même les musées l’affichent partout, mais pourquoi ?

Juillet 2012, une superstar du football débarque au Paris Saint-Germain, son nom, Zlatan Ibrahimović, réputé pour être un fantastique joueur, au caractère bien trempé et avec une belle estime de soi. Et en effet, dès sa première conférence de presse le mythe du joueur ne s’efface pas : « Je ne connais pas la Ligue 1, mais la Ligue 1 me connait. ». Deux saisons plus tard, ses performances sur le terrain sont du jamais vu, buts sur buts sur les terrains et récompenses sur récompenses sur les plateaux télé. Mais au-delà de ses prouesses, Zlatan a acquis une notoriété plus que majeure en France, n’importe qui de nos jours connait  son nom. Ceci ne s’explique pas seulement par ses nombreux buts, mais par son caractère et son image de bad boy doté d’une grande classe que les médias adorent utiliser.

La marionnette préférée des Guignols
Dès mi-septembre 2012, la rédaction des Guignols de l’info lance en scène une nouvelle marionnette, Zlatan Ibrahimović. Lionel Dutemple, auteur des Guignols, justifie ce choix par l’arrogance unique du joueur : « C’est le Alain Delon du football !  ». S’en suit de multiples apparitions de Zlatan dans l’émission, dans la peau d’un personnage à l’image de lui-même, au-dessus de tout et qui emploie des phrases bien trempées du style : « Je les Zlatane tous ! » ou bien « Ce ne sont pas des buts, ce sont des Zlatans ! ».  Ce phénomène humoristique va au-delà du football, on retrouve Zlatan distributeur de cadeaux de Noël grâce à sa frappe de balle, Zlatan qui remplace Brad Pitt dans la publicité du Chanel n°5, Zlatan qui envoie James Bond au tapis… Bref, les Guignols ont fait aimer ce joueur de football auprès d’un public amusé devant l’insolence décalée du personnage. Pour les Guignols, Zlatan est un formidable moyen pour animer leur audience.

Zlatan, l’homme de l’année non pas selon L’Equipe, mais selon GQ !
GQ, magazine masculin spécialisé dans la mode et la culture masculine, a élu Zlatan Ibrahimović homme de l’année 2013, et oui, un footballeur, un « beauf » ! La ligne éditoriale du magazine peut se présenter comme incompatible avec le personnage, mais le média s’est laissé séduire par la notoriété de Zlatan et son franc parlé, «Je n’ai pas besoin du Ballon d’Or  pour savoir que je suis le meilleur » qui le rendent unique. Cette élection, peut-être anodine,  illustre une nouvelle fois qu’Ibrahimović est sur tous les terrains, même ce joueur de football arrogant jugé idiot par les femmes notamment, est élu homme de l’année par le magazine le plus hype de la société masculine.

Entre Johnny, Obama, Marilyn Monroe… Zlatan Ibrahimović !
Fin 2014, le Suédois rentrera dans une nouvelle dimension avec l’apparition de sa statue de cire au musée Grévin.  Une reconnaissance  majeure, qui s’explique par sa notoriété devenue suprême. À titre de comparaison, le judoka français Teddy Riner, a dû attendre 5 titres de champion du monde et une médaille d’or olympique pour intégrer le musée, alors que pour Zlatan, deux années en France auront suffi.  La musée Grévin réalise un véritable buzz et mise sur la notoriété  d’Ibra pour attirer les foules.

Zlatan fait la com’ des annonceurs
Volvo, Nivea, Xbox, Nike… les apparitions de Zlatan entant qu’ambassadeur des annonceurs sont fréquentes, voire quotidiennes. Chasseur solitaire dans les terres suédoises pour Volvo, joueur de console dans un peignoir soigneux dans un château pour Xbox, membre de l’élite du football mondial pour Nike… Pour ses annonceurs, Zlatan est capable de porter plusieurs costumes. Mais dans tous les cas, il se présente comme un personnage à l’image de lui-même, arrogant et supérieur aux autres. Les annonceurs s’appuient sur la notorité de Zlatan pour attirer les consommateurs.

 

Il faudra attendre août prochain pour suivre les nouvelles aventures de Zlatan, puisque la Suède ne s’est pas qualifiée pour le mondial brésilien, mais comme le dit le principal intéressé : « Une Coupe du Monde sans moi,  ça ne sert à rien de la regarder ! ».

 

ADRIEN DANJOU, juin 2014