Posté par le 5 Juin 2015 dans Art, Culture | 0 commentaires

Le tatouage, est présent dans de nombreuses cultures et religions, et existe depuis des millénaires. Mais son interprétation change avec les siècles. En passant par les tatouages supposés thérapeutiques chez le premier homme des glaces découvert ou les momies égyptiennes tatouées de la tête aux pieds. Pourtant une question persiste, malgré un impact multiculturel sa signification a t’elle évoluée avec le temps ?

Le tatouage, est présent dans de nombreuses cultures et religions, et existe depuis des millénaires. Mais son interprétation change avec les siècles. En passant par les tatouages supposés thérapeutiques chez le premier homme des glaces découvert ou les momies égyptiennes tatouées de la tête aux pieds. Pourtant une question persiste, malgré un impact multiculturel sa signification a t’elle évoluée avec le temps ?

Des tatouages polynésiens aux prisons russes, du tatouage traditionnel japonais au tatouage actuel, le tatouage n’est pas qu’esthétique, il est avant tout une démonstration d’un art encore difficile à déchiffrer : c’est un marqueur éthique et social.Selon les cultures et les religions, le tatouage aurait sa propre signification.

 

Japon : Irezumi (Tatouage)

Pratique ancestrale, le tatouage japonais se réalise traditionnellement à l’aide d’un bâton de bambou au bout duquel, est implanté de multiples aiguilles de tailles différentes.

Pratiqué à la main (tebori), il est réputé pour être long, fastidieux, et par conséquent très douloureux. Leurs tatouages forment sur le corps un «  costume » à même la peau en laissant vierge les mains, les pieds, le cou, et une bande centrale au milieu du torse.

Le tatouage japonais fut, durant la période Edo, signe de criminalité. Il était généralement associé au célèbre gang des Yakusas (plus grande association de crime organisé du monde). Leurs corps recouvert de tatouages les distinguaient d’une population classique.

Pourtant, c’est en cette période là que la célèbre technique de l’impression sur des blocs de bois vit le jour pour ensuite se développer et devenir une nouvelle façon de tatouer. De nombreuses histoires commencèrent alors à se raconter. Comme l’utilisation d’une encre unique « Nara », une encre dite magique de part son changement de couleurs bleu-vert sous la peau. Ces histoires apparurent lors des débuts du monde du tatouage ce qui apporta obligatoirement de nombreux touristes.

 

Pour préserver une bonne image, le Japon mit en place une interdiction formelle des tatouages. Toutes personnes tatouées représentaient la criminalité.

Pourtant, malgré cette interdiction, c’est à ce moment là que le tatouage se démocratise et devient un art chez les japonais.

Malgré une démocratisation qui permet maintenant aux japonais une plus grande liberté d’expression pour les tatouages, les japonais se refusent à « se laisser » aller.

 

« Le cadre, la forme, c’est fondamental.”(Horiyoshi, passé maître dans l’art du tatouage au Japon)

Par la suite, le tatouage devient un signe de reconnaissance, chez les pompiers par exemple, il était signe de protection spirituelle, et pour les prostituées (yujo), il était plus aisé de les reconnaître dans la rue de part leurs corps recouvert intégralement de tatouages.

Les tatouages japonais, reconnaissables de part leur taille, ont une place proéminente dans le monde du tatouage, si ce n’est les initiateurs.

 

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Russie : Le tatouage des prisonniers russes.

Les tatouages des prisonniers russes ont, pendant longtemps, suscités des interrogations sur leurs significations. Plus précisément sur la signification de leur code. Pourtant, l’un des gardiens d’une prison russe a passé sa vie à essayer de les déchiffrer, et a réussi !

Chaque tatouage avait, selon les prisonniers, une façon de différencier chaque détenu. Il s’agirait donc d’une façon de tous les catégoriser.

 

Une tête de mort tatouée signifiait qu’il avait tué. Un chat indiquait qu’il avait volé, et si c’était une femme : un pénis révélait qu’elle s’était prostituée. Quant à ceux qui n’avaient pas avoué leurs crimes, ils arboraient comme tatouage une svastica (croix gammée) comme démonstration de leur courage. Le nombre d’étoiles présentes sur le corps représentait le nombre d’années passées en prison.

Le tatouage devait bien évidemment être réalisé en prison, de façon illégale. Pour pouvoir le faire, les prisonniers faisaient fondre les talons de leurs bottes avant de les mélanger avec du sang et de l’urine.

Le tatouage représentait une façon de se démarquer. Il permettait d’exprimer des émotions normalement refoulées.

 

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Le tatouage polynésien dit tatau

Le tatau retrace un voyage, une histoire. De nombreuses légendes tentent de raconter l’arrivée des tatouages, en utilisant les valeurs de leur culture.

Lorsque les polynésiens ne savaient pas encore écrire, les symboles étaient pour eux leurs seul moyens de communiquer hors la communication orale. Ils ont trouvé dans le tatouage un moyen de s’exprimer, de transmettre leurs valeurs, leurs personnalités à travers un art, un moyen de reconnaissance. Lors de l’arrivée de l’adolescence, le tatouage représentait un rite de passage et une façon d’identification d’individu. Il s’agissait du passage entre l’adolescence et la vie d’adulte. Il s’agit donc de devenir un homme ou une femme. A la suite de ce rite, le nombre de tatouages augmente, et selon le nombre il représente le statut social.

tatouage est toujours présent dans la culture européenne ou si ce n’est pas tout simplement le fait de suivre une tendance. Le fait de se faire un tatouage avec une signification bien particulière comme les tatouages japonais ou encore russe, est-ce toujours présent dans les pays européens ? Le fait de constamment vouloir ressembler à ce qui nous entoure est devenu une habitude ou simplement le développement des mentalités? Sommes-nous les victimes de ce phénomène de mode ?

 

 

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