Posté par le 5 Juin 2015 dans Société | 0 commentaires

  La Halle aux vêtements, André, Vivarte en péril ? Le groupe Vivarte, spécialiste de l’habillement, a annoncé mardi 7 avril 2015, une suppression de plus de 1500 postes dans des grandes enseignes comme André et plus particulièrement La Halle aux vêtements. Le groupe Vivarte, entreprise française créée en 1896, détient au total pas loin de […]

 

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La Halle aux vêtements, André, Vivarte en péril ?

Le groupe Vivarte, spécialiste de l’habillement, a annoncé mardi 7 avril 2015, une suppression de plus de 1500 postes dans des grandes enseignes comme André et plus particulièrement La Halle aux vêtements.

Le groupe Vivarte, entreprise française créée en 1896, détient au total pas loin de 16 enseignes de marques de prêt-à-porter ou de chaussures dont Minelli, San marina ou encore Caroll.
4 500 points de vente, 17 000 salariés en France laissent à penser que le groupe fonctionne correctement, il n’en est rien.

En effet, les difficultés financières ont augmenté au cours de ses dernières années. La forte concurrence des enseignes à bas prix comme H&M, Zara ou Primark a éloigné la clientèle fidèle du groupe. La stratégie de montée en gamme de prix et en gamme de produits de qualité n’a pas fonctionné pour surmonter ces géants. La marque de fabrique de La Halle aux chaussures par exemple était d’avoir des prix attractifs et pour toute la famille.
Avec la crise de 2008, Vivarte pérennise et augmente sa dette qui s’élève aujourd’hui à 2.8 milliards d’euros. Les ventes globales des boutiques ont chuté de près de 10,3% en 2 ans. Le positionnement géographique des magasins joue beaucoup sur leur chiffre d’affaires et sur le trafic des clients en magasin.

En 2014, les magasins Beryl ont tous fermé pour être remplacé par des enseignes du groupe Vivarte dans lequel il faisait partie. Cela n’a pas été le meilleur choix du groupe, l’enseigne Beryl marchait plutôt bien mais pas assez rentable au goût de Marc Lelandais (ancien PDG de Vivarte) qui a décidé de remplacer les boutiques Beryl par d’autres enseignes du groupe.

L’idée de montée en gamme n’était pas une mauvaise idée, souligne le nouveau PDG Richard Simonin, mais le business n’a pas pris, Marc Lelandais (ancien PDG de Vivarte) a voulu aller trop vite. Les clients se sont perdus, il ne se retrouvait plus du tout dans les produits qu’on leur proposait. La logistique et le siège du groupe sont aussi touchés par ces suppressions de poste, 75 personnes pour la logistique et 147 pour le siège.

La majeure partie des salariés qui sont en contrat à durée indéterminée, vont voir leur contrat se finir par un licenciement économique et leur avenir incertain. Les syndicats vont tenter tant bien que mal de trouver des solutions mais cela semble compromis.

En attendant d’avoir une réponse sur leur avenir, les boutiques André et La Halle aux vêtements vont devoir s’armer de courage et de patience, pour continuer à travailler.

 

Margaux VENIENT
Bts Communication